Fusion

Fusion : guides pratiques et démarches

1 guide sur le thème « Fusion » : obligations légales, démarches concrètes, coûts et délais.

La fusion regroupe deux sociétés ou plus en une seule entité. Elle permet de simplifier un groupe, de réunir des activités ou de préparer une transmission. Cette page aide les dirigeants et les actionnaires à comprendre les formes possibles, la procédure et ses points sensibles.

Les formes de fusion et de restructuration

Le Code des sociétés et des associations prévoit plusieurs opérations. Voici les principales.

  • La fusion par absorption : une société absorbe le patrimoine d'une autre.
  • La fusion par constitution : plusieurs sociétés créent ensemble une nouvelle entité.
  • La scission : une société répartit son patrimoine entre plusieurs sociétés.
  • La scission partielle : une société transfère une branche d'activité sans disparaître.

Lors d'une absorption, la société absorbée disparaît sans liquidation. Ses actionnaires reçoivent des actions de la société absorbante. Son patrimoine passe en bloc, actif et passif, à la société bénéficiaire.

Le droit belge connaît aussi des opérations simplifiées. Ainsi, une société peut absorber une filiale qu'elle détient entièrement. Certains rapports deviennent alors inutiles, car aucun échange d'actions n'a lieu. Le calendrier complet s'étale souvent sur plusieurs mois. Fixez donc la date d'effet comptable dès le projet.

La procédure de fusion étape par étape

L'opération suit un calendrier strict. Les grandes étapes se succèdent ainsi.

1Les organes d'administration rédigent un projet de fusion commun.
2Ce projet part au greffe, puis au Moniteur belge.
3Chaque organe d'administration établit un rapport justificatif.
4Un commissaire ou un réviseur contrôle le rapport d'échange.
5Les assemblées générales approuvent l'opération devant notaire.

Le projet doit paraître au moins six semaines avant l'assemblée générale. Ce délai laisse aux actionnaires et aux créanciers le temps de s'informer. Les publications se consultent sur le site du Moniteur belge. Notre article sur la fusion de sociétés en Belgique détaille chaque étape.

Points de vigilance

Plusieurs sujets demandent une attention particulière. D'abord, le rapport d'échange fixe la part de chaque actionnaire. Une évaluation contestable nourrit vite les conflits. Ensuite, les contrats en cours passent en principe à la société absorbante. Vérifiez toutefois les clauses qui visent un changement de contrôle.

Par ailleurs, les travailleurs conservent leurs droits lors du transfert. La fiscalité mérite enfin une analyse préalable. L'opération peut bénéficier d'un régime de neutralité fiscale, sous conditions. Faites donc valider le montage par un fiscaliste avant de lancer la procédure.

Fusion, cession ou transformation ?

Cette opération ne répond pas à tous les objectifs. Pour vendre une activité à un tiers, une cession convient souvent mieux. Découvrez alors les étapes d'une cession d'entreprise. Pour changer seulement de cadre juridique, une transformation suffit. Lisez dans ce cas notre article sur la transformation de forme juridique.

L'opération modifie aussi la gouvernance et la répartition du capital. Un pacte d'actionnaires actualisé évite ensuite bien des tensions. Enfin, le notaire intervient au moment décisif. Notre dossier sur le rôle du notaire explique ses contrôles lors d'une modification des statuts. Une fusion bien préparée crée ainsi une structure plus simple et plus solide.